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Published on janvier 11th, 2018 | by CHAOS REIGNS

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TOP 5 CHAOS DES LECTEURS – LUDOVIC LE HIRE #03

[FOX POPULI] Tout le monde peut publier son top 5 sur Chaos Reigns! Vous aussi, donnez vos 5 films chaos préférés au monde pour donner envie de (re)découvrir des chefs-d’œuvre. Sortez vos plus belles plumes, on a tous hâte de vous lire. En attendant, voici le top de Ludovic Le Hire. Sous vos applaudissements.

Sa Majesté Minor, de Jean-Jacques Annaud (2007)
«Un des rares films sur les légendes de la Méditerranée pensés de manière vraiment païenne. C’est un peu le petit frère bossu et borgne de Satyricon. C’est un film foutraque, raté, baroque, shakespearien, incompris et grandiose. Un shoot de liberté aux temps où les mythes étaient encore en gestation. Un film incompatible avec son époque, car bien trop anguleux, imparfait et malodorant.»

Belladonna of sadness, d’Eiichi Yamamoto (1973)
«Pas grand chose à dire sur ce diamant. Un film d’animation sauvage et révolutionnaire (dans tous les sens du terme), où le Japon donne sa vision de la France d’Ancien Régime. Où le temps avance de droite à gauche, où les sorcières opprimées sont des libératrices psychédéliques.»

La chair et le sang, de Paul Verhoeven (1985)
«En partie désavoué par Verhoeven, ce film a une puissance dingue qui tient à sa totale liberté vis-à-vis de la morale chrétienne à laquelle le cinéma médiéviste s’est cantonné. Simplement car le film est réaliste et non idéaliste. Ici aussi la force de montrer en direct la fabrication de légendes et de figures inspirantes par manipulation de la perception (statue qui semble bouger pour indiquer le chemin, compagnie vêtue de rouge dont un membre choisit de s’habiller en blanc).»

Il est difficile d’être un dieu, d’Alexei Guerman (2013)
«Un bon gros film cérébral russe de 3h, confus et remplis de déchets qui obstruent constamment l’écran pour créer une frustration permanente, l’envie de pousser tous ces branchages pour accéder aux personnages, inaccessibles et mythifiés. Un splendide film de paranoïa, lente et totalitaire.»

Fellini Satyricon, de Federico Fellini (1969)
«Ce film est plus-que-parfait. Impeccable adaptation fragmentaire d’un roman fragmentaire, totalement libre dans la forme Comme dans le fond. Empreint d’une morale polythéiste inaccessible au spectateur chrétien non averti. Et surtout, un sentiment d’urgence et de panique qui rend haletante une histoire où il n’y a pas d’histoire. Je dors avec ce film, je mange avec ce film. Enterrez-moi avec.»

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