L'invité de minuit

Published on octobre 26th, 2016 | by Thierry Conte

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L’INVITE DE MINUIT #126 : NIKIAS CHRYSSOS

Coucou! Il est minuit, et à minuit, à l’heure où le chaos règne, en attendant l’heure où blanchit la campagne, nous recevons un invité: NIKIAS CHRYSSOS

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der_bunker_2015_film_poster der-bunker-poster-600x857QUOI DE PLUS CHAOS QUE NIKIAS CHRYSSOS? Parce que ce réalisateur greco-allemand a marqué au fer rouge avec son premier long métrage, Der Bunker, hélas inédit chez nous et très vu dans les festivals internationaux, dans lequel on voyait, entre autres joyeusetés, un trentenaire avec une maturité d’enfant androgyne enfermé dans un bunker par des parents un peu trop autoritaires. Sinon, on lui doit aussi un court terrible : Danger Zone dans lequel un jeune garçon élevé seul par son frère qui le forçait à jouer à des jeux sadiques ainsi qu’un documentaire Man loves dog plongeant dans l’intimité de deux zoophiles allemands.

daniel-fripan-and-nikias-chryssosQuel est votre rapport au cinéma?
Nikias Chryssos:
Amoureux, haineux, frustré, magique, idolâtrie, déceptions, évolution, beauté, vie.

Quelle est votre définition du cinéma et que préférez-vous au cinéma?
Nikias Chryssos:
Je veux de la fantaisie, quelque chose de sublime, une vision singulière, un réalisateur qui sait où il va, qui positionne lui-même et son travail dans le monde. Je veux de l’anarchie et de l’humour malade, beauté et magie et peut-être, par-dessus tout, quelque chose de vrai.

Quel est le premier film que vous avez vu?
Nikias Chryssos:
Je ne pourrais pas dire avec certitude. En revanche, je me souviens des premiers films qui m’ont fasciné comme King Kong, Casablanca, ceux des Marx Brothers et Le bal des vampires.

Quels sont les films qui vous ont marqué par l’intensité de leurs images?
Nikias Chryssos: Le miroir
(Andrei Tarkovski, 1974), Les chevaux de feu (Sergueï Paradjanov, 1974), Sueurs froides (Alfred Hitchcock, 1958), Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975), Il est difficile d’être un dieu (Alexei German, 2013), Le voyeur (Michael Powell, 1960), Aguirre, la colère de Dieu (Werner Herzog, 1972), Salo ou les 120 journées de Sodome (Pier Paolo Pasolini, 1975), Suspiria (Dario Argento, 1977).

Est-ce qu’il y a eu un avant et un après avec un film?
Nikias Chryssos:
Peut-être Le cercle des poètes disparus (Peter Weir, 1989) qui m’a donné l’impression de grandir au premier visionnage, c’était au même moment que Danse avec les loups. Sinon, Evil Dead 2 et Evil Dead 3 ont été de grandes influences. Sans ces films, je ne serai certainement pas devenu réalisateur.

En 2050, pensez-vous que l’on fera encore du cinéma?
Nikias Chryssos:
Oui, sur des téléphones, sur Internet, dans le noir, les lieux publics, les ruines, les esprits.

Le dernier film vu et adoré?
Nikias Chryssos: The Open
de Marc Lahore.

porteQUIZ CHAOS DU CINÉPHILE
Un film: La porte du paradis
Une histoire d’amour: Guet-Apens
Un rire: The Party
Une vision: 2001, l’odyssée de l’espace
Un acteur :
Peter Lorre
Une actrice : Fanny Ardant
Un clown triste : Jerry Lewis
Un début : Le miroir
Une fin : Macadam à deux voies
Un twist : The Wicker Man
Une scène-clé :
La rencontre avec le magicien dans Fanny et Alexandre
Un plaisir coupable: Zoolander
Une révélation : Le miroir
Un rire :
Les Marx Brothers
Un film malade : Young Frankenstein
Un rêve: Les yeux sans visage
Une mort: La soif du mal
Une rencontre d’acteurs:
Woody Harrelson & Randy Quaid dans Kingpin
Une scène de cul : Les valseuses
Un silence: Pique-nique à Hanging Rock
Un choc : Los Bastardos, Tokyo Fist
Un artiste sous-estimé :
Toshiaki Toyoda
Un traumatisme: Cement Garden
Un gâchis : Inception
Un souvenir qui hante :
L’image extraite d’un documentaire sur une personne ayant perdu un œil. J’étais très jeune.
Un film français: L’enfant sauvage
Un réalisateur:
Nicolas Roeg
Allez, un second : Michael Powell
Une fantaisie: Le magician d’Oz
Un baiser : If…
Une bande-son : Pola X
Une chanson parfaite pour un film (mais jamais utilisée au cinéma)
: Hi Time de Lopazz & Alex Cortex
Une chanson qui n’a jamais été mieux que dans un film: La chanson que Laurent Lucas chante dans Calvaire de Fabrice Du Welz.
Un somnifère: The Avengers
Un frisson: L’emprise
Un monstre: Possession
Un torrent de larmes : Garçonne
et Les Dimanches de ville d’Avray.

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About the Author

Je me lève, je respire, je vis, je dors, je ris, je pleure cinéma. Donc je le critique. Avant au PLUS. Maintenant sur CHAOS REIGNS. Pour toujours.



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