L'invité de minuit

Published on septembre 20th, 2016 | by CHAOS REIGNS

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L’INVITE DE MINUIT #125 : ALAN BRAXE

Coucou! Il est minuit, et à minuit, à l’heure où le chaos règne, en attendant l’heure où blanchit la campagne, nous recevons un invité: ALAN BRAXE

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QUOI DE PLUS CHAOS QUE ALAN BRAXE?

Comment définiriez-vous votre rapport au cinéma ?
Alan Braxe: Avant tout du divertissement, de l’évasion, la possibilité de tout oublier pendant le temps du film ou maintenant de la série. Si le film est vraiment bien et que l’on continue d’y penser longtemps après, c’est top.

Vous souvenez-vous du premier film que vous avez vu ? Si oui, lequel?
Alan Braxe: Mon premier souvenir marquant, c’est Voyage au bout de l’enfer. De multiples sujets évoqués, l’immigration russe aux U.S, la guerre, l’amour, la peur, tout ça avec beaucoup d’humanité. Je trouve ce film très touchant très triste et très beau. J’y pense très souvent.

Quels sont les films qui ont marqué votre parcours de cinéphile par leur intensité, par des séquences précises ou par la simple force des images ?
Alan Braxe: Marathon Man, Missing, La déchirure. Bref, toute une série de films qui traitent de l’histoire contemporaine. Plus récemment Mad Max Fury Road. J’ai hésité à quitter la salle pendant les 20 premières minutes mais en fait, il n’y a pas à dire, ça fonctionne. Et bien sûr 2001, Shining

Est-ce que, dans votre parcours de cinéphile, il y a eu un « avant » et un « après » un film ?
Alan Braxe: 36 quai des orfèvres qui m’a fait décrocher du cinéma américain à outrance.

En 2050, pensez-vous que l’on fera encore du cinéma ?
Alan Braxe: J’espère juste qu’une partie de la production sera restée simple et ancrée dans la réalité, sans le recours systématique au virtuel.

Votre dernier coup de cœur?
Alan Braxe : C’est une série, Le bureau des légendes. J’ai regardé les deux saisons dans un temps très court, c’est sobre, sans artifice inutile, en phase avec l’actualité. Bien plus réussi à mon sens que les équivalents américains où les clichés deviennent maintenant un peu pénibles. Et puis on retrouve un peu l’atmosphère des Patriotes de Éric Rochant, un film que je revois toujours avec grand plaisir.

casinoQUIZ CHAOS DU CINÉPHILE
Un film : Casino
Un sourire : A la fin de Il était une fois en Amérique. De Niro se trouve dans une fumerie d’opium, défoncé, avec un grand sourire. Il repense avec nostalgie à sa jeunesse et ses anciens amis, perdus pour cause de trahison et d’ambition.
Un regard : Steve McQueen
Un acteur : Alain Delon
Une actrice : Kathy Bates. Je pense à Beignets de tomates vertes, le genre de film où l’on est triste quand arrive le générique de fin car on reste attaché aux personnages et on ne veut pas les quitter.
Un début : Inception
Une fin : Inception
Un coup de théâtre : Je ne suis pas fan du génial coup de théâtre dans le film super bien ficelé, ça me donne l’impression d’avoir été trop facilement manipulé.
Un générique : Impossible de choisir. Un générique de fin, les crédits qui défilent avec une belle musique, c’est magique. Une sorte de sas de décompression avant de sortir de la salle.
Un plaisir coupable : World War Z. Vu une vingtaine de fois.
Un gag : Louis De Funès. J’ai l’impression que cela fonctionnera toujours, pour toutes les générations.
Un fou rire: Albert à l’ouest de Seth MacFarlane
Un film malade : Tusk de Kevin Smith
Un rêve : Inception
Une mort : Inception
Une rencontre d’acteur : Di Caprio / Winslet dans Titanic
Une réplique: «Touche pas au grisbi, salope» dans Les Tontons Flingueurs
Un silence : Les toutes premières minutes de Contact. Long fade out du son vers le silence en même temps que l’image zoom out de la terre vers l’espace. Très simple, très efficace.
Un plan séquence : La guerre des mondes. Quand Tom Cruise et ses enfants quittent New York en voiture.
Un choc : The Descent. Ou comment faire très peur avec beaucoup de suggestions, 1h30 d’oppression et d’angoisse, la fin est désespérante, c’est rare et assez agréable
Un artiste sous-estimé : John Carpenter
Un traumatisme : American Sniper, film de propagande simpliste relativement dur à supporter.
Un souvenir de cinéma qui hante : Apocalypse Now version Longue, Willard rencontre une famille de colons français obstinés, vivant reclus au milieux des plantations, ils sont déterminés à rester. Un point de vue intéressant sur la colonisation et la mentalité des colons français à travers l’œil d’un américain.
Un film français : La sentinelle
Un réalisateur : Steven Soderbergh
Allez, un second : Martin Scorsese
Un baiser : Suis fan de Kirsten Dunst. Si vous avez une scène à me recommander…
Une bande son : Blade Runner

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