Critique

Published on août 18th, 2017 | by Jean-François Madamour

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[CRITIQUE] WILSON de Craig Johnson

[CRITIQUE] WILSON de Craig Johnson Jean-François Madamour

Sick sad world

Summary: Date de sortie 16 août 2017 (1h 35min) / De Craig Johnson / Avec Woody Harrelson, Laura Dern, Judy Greer / Genre Comédie / Nationalité américain

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Ghost world. Après la mort de son père, un misanthrope cherche son ex-femme, droguée. Lorsqu’il apprend qu’une fille est née après leur divorce, il tente de reconstituer sa famille coûte que coûte.

Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour? chantait Daniel Balavoine dans les années 80. C’est devenu le grand refrain du cinéma indépendant US de ces dix-vingt dernières années, que ce soit chez Todd Solondz (Happiness, 1999) ou Alexander Payne (Sideways, 2006). La même crise du mâle occidental confronté à la fin de ses rêves. En gros, dans ce genre de comédies, deux options s’offrent aux vieux bougons américains: soit ils meurent du manque d’amour; soit ils s’élèvent en regardant les choses simples de la vie et trouvent chaussure à leur pied, l’amour battant à leur porte. Cette ritournelle drôlement désabusée est de nouveau entonnée dans Wilson, adaptation de bande-dessinée de Daniel Clowes.
L’atout et la faiblesse de Wilson, c’est son acteur principal. Dans le rôle du vieux garçon cinquantenaire misanthrope qui vomit l’humanité, qui ne supporte que la présence de son chien et qui perd son père tout en se découvrant une fille, Woody Harrelson promène la même mauvaise humeur que Steve Buscemi dans Ghost World (Terry Zwigoff, 2001) et Paul Giamatti dans American Splendor (Shari Springer Berman et Robert Pulcini, 2003). Mais le comédien tout en grimaces en fait un peu trop, à tel point qu’il rend irritant son personnage à la base touchant, râlant sur les autres et les dérives du monde moderne (ceux qui fixent leurs ordis portables et leurs Smartphone) pour masquer sa propre souffrance. On comprend bien là où Clowes, qui a écrit le scénario, veut en venir. On regrette surtout que son humour dépressif et acide, s’il marche formidablement dans ses bédés et passait très bien chez Zwigoff, soit appauvri par une mise en scène sans relief. C’est l’étincelle qui manque.

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Ours plumitif.



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