Critique

Published on mars 18th, 2017 | by Jean-François Madamour

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[CRITIQUE] TRAQUE À BOSTON de Peter Berg

[CRITIQUE] TRAQUE À BOSTON de Peter Berg Jean-François Madamour

Hollywood night

Summary: Date de sortie 8 mars 2017 (2h 09min) / De Peter Berg / Avec Mark Wahlberg, Kevin Bacon, John Goodman / Genres Drame, Thriller / Nationalité américain

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Ah, les bons sentiments à l’Américaine… Alors que la ville de Boston est sous le choc de multiples explosions, le sergent de police Tommy Saunders rejoint les enquêteurs sur le terrain dans une course contre la montre pour traquer et arrêter les auteurs avant qu’ils ne frappent à nouveau. Croisant les parcours de l’agent spécial Richard Deslauriers, du commissaire Ed Davis, du sergent Jeffrey Pugliese et de l’infirmière Carol Saunders, la chasse à l’homme la plus complexe jamais mise en œuvre par la police américaine – et rend un vibrant hommage aux héros du quotidien.

N’oublions pas le titre US: Patriots Day. Ce qui veut tout dire… Moins de quatre ans seulement après les attentats du 15 avril 2013 – un double attentat à la bombe endeuillant l’arrivée du 117ème marathon de Boston, faisant trois morts et plus de 260 blessés – , le cinéma s’empare du tragique événement. A l’origine, l’acteur Mark Wahlberg, natif de Boston, ne souhaitait pas prendre part à un film centré sur les attentats ayant eu lieu dans cette ville. Mais finalement, apprend-on dans le dossier de presse pas du tout calibré, c’est après avoir lu le scénario écrit par Peter Berg, Matt Cook et Joshua Zetumer qu’il a changé d’avis. Alléluia.
On ironise mais le cinéma de Peter Berg a su par le passé enregistrer quelque chose du chaos. Désormais, son cinéma se veut plus efficace-bourrin que viscéral ou substantiel. Et c’est décevant. La preuve avec ce Traque à Boston, très nivelé par le bas, qui confirme un nouveau statut de faiseur pépère. Ce thriller n’évite pas le mauvais goût sous couvert d’expérimental (l’insertion d’images de vraies caméras de surveillance pour rappeler que c’est based on a true story) et se décline avec prévisibilité et donc sans la moindre surprise jusqu’à l’hommage final, où les photos des victimes et les images des héros défilent à l’écran. Résultat: un «divertissement» qui louvoie entre pics de suspense et patriotisme larmoyant avec tout ce que vous pouvez imaginer dedans, sans l’ambiguïté à la Friedkin mais avec le vrai manichéisme de base (les bons vs les méchants). «Parfait pour le samedi soir», comme le veut la galvaudée formule. Mais n’est-ce pas là le réel souci? Peut-on faire du divertissement vaguement expiatoire, ultra-superficiel et ultra-binaire, sur fond de tragédie collective?

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Ours plumitif.



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