Critique

Published on octobre 7th, 2017 | by Betty Blue

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[CRITIQUE] TÉHÉRAN TABOU de Ali Soozandeh

[CRITIQUE] TÉHÉRAN TABOU de Ali Soozandeh Betty Blue

Bang bang

Summary: Date de sortie 4 octobre 2017 (1h 36min) / De Ali Soozandeh / Avec Elmira Rafizadeh, Zahra Amir Ebrahimi, Arash Marandi / Genres Animation, Drame/ Nationalités allemand, autrichien

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Demoiselles du désir. Téhéran: une société schizophrène dans laquelle le sexe, la corruption, la prostitution et la drogue coexistent avec les interdits religieux. Dans cette métropole grouillante, trois femmes de caractère et un jeune musicien tentent de s’émanciper en brisant les tabous.

Peinture façon Ari Folman (Valse avec Bachir) d’une société iranienne tiraillée entre la morale religieuse, le sexe, la prostitution et la drogue. Dès la première scène, le ton est donné et résume au fond le dessein de ce film qui s’attaque à l’hypocrisie autour de la sexualité en Iran: dans une rue de Téhéran, le conducteur d’une voiture se fait faire une fellation par une prostituée, tout en sermonnant, par la fenêtre, sa fille parce qu’elle se balade avec un garçon. Par la grâce de la rotoscopie, les acteurs ont été filmés en prise de vue réelles sur fond vert puis redessinés image par image pour en faire un film d’animation aux traits réalistes. On y découvre une galerie de personnages, du fils de la prostituée qu’elle emmène lors de ses passes faute de place à l’école à une femme que son mari refuse d’autoriser à travailler, en passant par des vendeurs d’hymen artificiels. Corruption de magistrats contre du sexe, adultère durement réprimé, pénalisation de l’avortement, éloge de la virginité: armé des intentions pleines d’audace de son réalisateur iranien exilé en Allemagne, Téhéran Tabou a fait une petite sensation lors de sa présentation à la Semaine de la critique au dernier Festival de Cannes. Mais s’il mérite autant d’éloges dans sa forme que sur le fond et s’il ne manque jamais de poésie, il n’en reste pas moins au stade des intentions, les surlignant un poil trop (dans la représentation des transgressions, notamment). D’où la mention pas mal sans plus.

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