Critique

Published on janvier 9th, 2017 | by Thierry Conte

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[CRITIQUE] SAM WAS HERE de Christophe Deroo

[CRITIQUE] SAM WAS HERE de Christophe Deroo Thierry Conte

Excuse my french

Summary: Date de sortie 4 janvier 2017 (1h 15min) / De Christophe Deroo / Avec Rusty Joiner, Sigrid La Chapelle, Rhoda Pell / Genres Thriller, Epouvante-horreur / Nationalités Français, Américain

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Quand t’es dans le désert. Perdu au fin fond du désert californien, un démarcheur cherche de nouveaux clients en passant de village en village. En vain. Alors que sa voiture tombe en panne et qu’un tueur rôde dans la région, il va découvrir l’hostilité de la population locale et sombrer peu à peu dans la paranoïa…

L’enfer du porte-à-porte. On pense immédiatement à Quentin Dupieux, ne serait-ce que pour la singularité affichée du projet. Le réalisateur de Sam Was Here est français mais il a tourné cette version d’un court métrage (Polaris) en Californie pour faire du genre, après avoir tourné quelques babioles au Japon. Une trajectoire qu’elle est peu banale. Puis avec sa lumière rouge dans le ciel et son émission de radio permettant aux auditeurs de cracher leur venin, on se rapproche doucement et sûrement d’un épisode de Black Mirror aux allures de cauchemar absurde. Au moins, il y a une atmosphère propre au regard de l’étranger sur les États-Unis. Un regard qui fait mouche lorsqu’il dépeint l’Amérique dépeuplée des caravanes délabrées et des motels miteux ou lorsqu’il joue sur la paranoïa au gré d’images de vidéosurveillance (qui filme et pourquoi?). D’autant qu’une bande-son électro-Carpenterienne très clichée permet de patienter pendant les moments un peu creux.
Seulement, une fois que l’on a compris le pourquoi du comment, l’intérêt s’effiloche et le film, alourdi par son approche scolaire, ne s’en remet hélas pas. Sam Was Here, plein de promesses, ressemble fatalement sur la durée à un court métrage ostensiblement étiré en long. Malgré tout, les postes techniques sont assurés avec talent et on a quand même envie de laisser le bénéfice du doute à son auteur qui, au moins, réussit à communiquer au spectateur un réelle envie de cinéma. A défaut de révéler un vrai tempérament de.

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Je me lève, je respire, je vis, je dors, je ris, je pleure cinéma. Donc je le critique. Avant au PLUS. Maintenant sur CHAOS REIGNS. Pour toujours.



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