Critique

Published on novembre 29th, 2017 | by Thierry Conte

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[CRITIQUE] REY, L’HISTOIRE DU FRANÇAIS QUI VOULAIT DEVENIR ROI DE PATAGONIE de Niles Atallah

[CRITIQUE] REY, L’HISTOIRE DU FRANÇAIS QUI VOULAIT DEVENIR ROI DE PATAGONIE de Niles Atallah Thierry Conte

Fume c'est de la bonne

Summary: Date de sortie 29 novembre 2017 (1h 31min) / De Niles Atallah / Avec Rodrigo Lisboa, Claudio Riveros / Genres Drame, Historique / Nationalités chilien, français, néerlandais, allemand, qatarien

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Le cinéaste qui voulut devenir chaos. En 1860, un avocat français rêvait de devenir roi de Patagonie. Et il y parvint presque.

Un film qu’il aime Herzog, Kubrick, Greenaway, Fellini, Jodorowsky, Watkins…. Un film qu’il aime tout le monde, qu’il est ambitieux et qu’il est aussi un peu plombant. Le sujet reste génial, profondément cinématographique, consistant à nous raconter entre fantasme et réalité l’épopée rocambolesque d’Orélie Antoine de Tounens, cet avocat tout droit venu de notre Hexagone à nous qui, le temps d’un voyage en Amérique du Sud, s’est octroyé le titre de roi de Patagonie avant de se faire arrêter par l’armée chilienne pour cause de délirium et de finir fou façon Kinski à la fin d’Aguirre. Le traitement tout en gribouillis, en court-circuitages et en collages aurait certainement donné lieu à un chef-d’oeuvre avec Svankmajer aux commandes; on doit se contenter d’une copie de disciple, plaisante mais à raturer de partout.
Dieu sait si on ne rechigne pas devant les odyssées classiques (The Lost City of Z) ou sous opiacées (beaucoup de Herzog). Mais le premier problème de cette tentative de cinéma halluciné, c’est qu’elle nous arrive trop tard. Un peu obsolète à une époque en 4G. Les masques ont beau être jolis et les visions, parfois troublantes; ceux qui n’entrent pas immédiatement dans la transe hypnotique ne manqueront pas de trouver le temps long et les intentions de « bizarreté » trop martelées (plus en tous cas que chez, mettons, un João Pedro Rodrigues qui, un peu sur le même principe, nous avait mille fois plus envoûté avec son Ornithologue). Lesté d’une logorrhée sonore et visuelle, le film sorcier de Niles Atallah nous égare plus qu’il ne nous stimule et, in fine, nous épuise. Reste le plaisir pas si fréquent de voir du cinéma chaos s’animer sur grand écran et de se dire qu’on a bien envie de suivre cet auteur-là…

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Je me lève, je respire, je vis, je dors, je ris, je pleure cinéma. Donc je le critique. Avant au PLUS. Maintenant sur CHAOS REIGNS. Pour toujours.



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