Critique

Published on novembre 14th, 2017 | by Jeremie Marchetti

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[CRITIQUE] HAPPY BIRTHDEAD de Christopher Landon

[CRITIQUE] HAPPY BIRTHDEAD de Christopher Landon Jeremie Marchetti

Halloween, c'est fini

Summary: Date de sortie 15 novembre 2017 (1h 37min) / De Christopher Landon / Avec Jessica Rothe, Israel Broussard, Ruby Modine / Genres Epouvante-horreur, Thriller / Nationalité américain

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Tu t’es vue quand t’as bu? Le lendemain d’une bonne grosse cuite estudiantine, Tree se lève d’une chambre qui n’est pas la sienne, croise ses colocs, part en cours et traverse le campus sans se soucier de rien. À la tombée de la nuit, un tueur masqué s’en prend à elle. Adieu Tree. Fin de l’histoire? Pas vraiment, puisque la jeune fille se retrouve à son point de départ, le matin même de sa mort. Et encore, et encore, et encore…

Et nous voilà encore à taper sur Bloumbloum! On pourrait ne pas le faire, on pourrait zapper, tout oublier et continuer à siroter les cendres du cinéma de genre comme si rien n’était. On pourrait vous dire que cette année, on a quand même eu droit à Get Out et Creep 2, deux films d’horreurs malins et grinçants. On pourrait arguer que Blumhouse, ce n’est pas que des fantoches et des démons en mal de possessions. On aimerait qu’un nouveau départ s’amorce et on se dit, crédules, qu’il va peut-être prendre la forme de Happy Birthdead, plus vendable et mainstream que les deux films sus-cités. Et puis en fait non, ça ne va toujours pas. Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec ce concept mêlant comédie, slasher et bulle temporelle façon Un jour sans fin, concept revenu étrangement à la mode ces derniers temps (le français La colle ou le coréen A Day). Une espèce de cocktail semi-gagnant, semi originalmaispastantqueça, vite gâché par son envie de plaire sans se casser la tête à un public type génération z. Comprendre un casting totalement interchangeable sans malice ni envie, une photo toute plate qui donne franchement pas envie de sortir ses lunettes et un scénar finalement très convenu. Oui, l’héroïne est une insupportable connasse et oui on sait que cette expérience lui donnera l’occasion d’être une personne meilleure (on a déjà vu Un jour sans fin, so…). Oui, on devine qui veut lui taper dessus. Et oui, le tueur a un charisme de sopalin. À tout cela, on se rend vite compte que le mélange des genres ne prend pas, bloqué entre terreur molle (sans une once de gore, PG-13 oblige) et humour de mean girls mal digéré. De ce côté là, il est évident que l’envie de loucher sur la série Scream Queens est très forte, avec ce campus sous influence slash & bitch, sauf qu’Happy Birthday ne retrouve à aucun moment le tempo carnassier et hilarant de son modèle. Sorry not sorry bloumbloum.

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Cinéphile déviant, obsédé notoire et italo-disco boy



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