Critique

Published on septembre 12th, 2017 | by Anthony Radureau

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[CRITIQUE] ÇA de Andy Muschietti

[CRITIQUE] ÇA de Andy Muschietti Anthony Radureau

T'en veux en-gore?

Summary: Date de sortie 20 septembre 2017 (2h 15min) / De Andy Muschietti / Avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard / Genres Epouvante-horreur, Thriller / Nationalité américain

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Il est bien revenu, comme Mathilde… Plusieurs disparitions d’enfants sont signalées dans la petite ville de Derry, dans le Maine. Au même moment, une bande d’adolescents doit affronter un clown maléfique et tueur, du nom de Pennywise, qui sévit depuis des siècles. Ils vont connaître leur plus grande terreur…

«Le film du siècle» selon Xavier Dolan. Certains ironiseront, mais le réalisateur de Mommy n’était pas ado dans les années 90 et ne se souvient fatalement pas de la première adaptation de Ça, sous la forme d’une mini-série en deux épisodes (naguère multi-diffusée chez nous sur M6). Le clown psychopathe était alors incarné par Tim Curry, connu comme héros glam de The Rocky Horror Picture Show, et le jeune protagoniste par l’idole des jeunes, Jonathan Brandis. La base de la mini-série et donc du film présentement est la même, à savoir un roman de Stephen King, publié en 1986, dans lequel l’écrivain racontait comment sept enfants devenus adultes étaient terrorisés par une entité maléfique connue sous le nom de « Ça » prenant la forme des peurs les plus profondes et se présentant principalement sous la forme d’un clown se faisant appeler Grippe-Sou. Le livre, très substantiel, se déroulait sur deux périodes différentes. Face à ce puits de terreurs enfantines, Andy Muschietti (Mama) a fait le choix de se focaliser sur les enfants pour une première partie, laissant augurer d’une suite (la seconde partie avec les adultes, censée se dérouler 27 ans plus tard). Et il a raison.
Cette nouvelle adaptation de Ça a beau durer deux heures quinze, on ne s’ennuie pas une seconde. Sans doute parce que cette bande de jeunes freaks unissant leur force pour affronter le mal absolu en rappelle une autre, très récente et très attachante: la bande d’ados de Stranger Things, la série-carton de 2016 qui revient pour une seconde saison pour Halloween, vivant eux aussi dans l’écrin des années 80. On retrouve dans Ça la même recette que dans Strangers Things. Soit le mélange d’effets spéciaux spectaculaires, de références cinéphiliques (Freddy 5 diffusé dans une salle de cinéma, Gremlins en poster) ou musicales (New Kids On The Block, The Cure…), de reconstitution eighties très soignée et d’une sensibilité doublée d’une empathie dans la caractérisation de ces jeunes personnages confrontés à des parents névrosés, esseulés avec leurs démons. On reprochera juste à l’ensemble d’être inégal dans ses effets horrifiques (parfois un peu trop grand-guignolesques) et d’être trop fidèle, trop respectueux du roman originel, a fortiori si l’on a été traumatisé par sa lecture ou par le visionnage de la série des années 90. En d’autres termes, il ne surprend jamais. N’empêche, le spectacle reste total, les jeunes acteurs jouent très bien la peur et l’angoisse n’a pas été aussi bonne depuis longtemps. Alors, «film du siècle», on ne sait pas. Mais pari réussi, c’est sûr.

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