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Published on mai 19th, 2017 | by CHAOS REIGNS

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#CANNES2017 – GAZETTE CHAOS DU FESTIVAL / JOUR 3: « I BELIEVE IN WERNER HERZOG »

La rédaction CHAOS raconte son Festival de Cannes. JOUR 3: I believe I can fly « Jupiter’s moon », I believe in Werner Herzog, la Denis, Palmodovar au Monop.

(c) PHOTO: LEO SOESANTO

JOUR 3. JEUDI 18 MAI 2017
« Ce n’est pas encore la curée mais dans trois jours, on envoie les tomates« . C’est la réflexion d’un journaliste à la sortie de Jupiter’s Moon de Kornel Mundruczo, qui a essuyé des sifflets de la part des professionnels de la profession à la fin de la projection. On se souvient de la meute de chiens de son précédent – et déjà étrange – long métrage White God avec lequel il avait remporté le prix Un Certain Regard en 2014. Ici, c’est l’histoire d’un réfugié syrien, l’un de ces milliers d’immigrés éprouvés par leur traversée et traqués par les services d’immigration. Lors de son entrée dans le pays, il est touché par trois balles, mais au lieu de mourir de ses blessures, il commence à voler comme un ange sans savoir d’où viennent ses pouvoirs surnaturels. Le film, s’il a épuisé bon nombre de résistances y compris dans notre fameux Palmomètre, a au moins le mérite de cette image chaos (et d’une affiche qui l’est autant).

Toujours aussi trouble every day, Claire Denis, elle, a présenté son nouveau long métrage, Un beau soleil intérieur, en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, qu’elle a coscénarisé avec la Angot. Annoncé comme étant librement adapté de l’essai Fragments du discours amoureux de Roland Barthes, ce film s’inscrit plus comme une variation. L’histoire de quête du grand amour et ses vicissitudes, façon film choral comme à la grande époque de J’ai pas sommeil (dans un registre infiniment plus lumineux, toutefois). Ce qui est chaos dans ce film de Claire Denis, c’est évidemment le casting. Juliette Binoche incarne une quinquagénaire débordant de fragilité sentimentale, artiste-peintre qui cherche désespérément l’amour avec un grand A (« j’ai embrassé ce film comme j’ai embrassé tous les hommes du film » dit-elle). Et tant qu’il est possible de le trouver, elle passe de bras en bras, notamment ceux d’un banquier imbuvable (Xavier Beauvois) et d’un comédien tourmenté (Nicolas Duvauchelle). Because un banquier imbuvable, certains y ont vu le « premier film anti-Macron« . Comme, souvenons-nous ensemble, à l’époque de La nuit nous appartient de James Gray, d’aucuns avaient parlé de « film sarkozyste » (si, si). Comme toujours chez la Denis, les seconds rôles marchent: Philippe Katerine is hilarious et surtout Gérard Depardieu, génial dans une ultime tirade à la fois hilarante, attendrissante et manipulatrice.

Enfin, toujours à la Quinzaine, la Société des réalisateurs de film (SFR) a remis, lors de l’ouverture, son prestigieux Carrosse d’or à Werner Herzog qui succède ainsi à Aki Kaurismäki. Le so chaos réalisateur allemand, considéré à raison comme la figure de proue du nouveau cinéma allemand, alternant nombre de documentaires et de fictions, le plus souvent pour le génial (et juste très récemment pour le pire), a donné une réjouissante masterclass pour le plus grand plaisir de ses thuriféraires. Le journaliste Leo Soesanto en a heureusement fait un live-tweet, dont voici quelques extraits:

PS. Enfin, quoi de plus chaos que Pedro Almodovar au Monop? Nothing, évidemment.

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