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Published on mai 18th, 2017 | by CHAOS REIGNS

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#CANNES2017 – GAZETTE CHAOS DU FESTIVAL / JOUR 2: « WILL SMITH EST CONTENT »

La rédaction CHAOS raconte son Festival de Cannes. JOUR 2: Will Smith, Andreï Zvyagintsev, Michèle Laroque et les journalistes-qui-ont-les-crocs

(c) Photo Gégé feat. Babe de Guillaume Guguen

JOUR 2. MERCREDI 17 MAI 2017
Le pretty chaos jury du 70e Festival de Cannes, présidé par Pedro Almodovar et composé par Jessica Chastain, Maren Ade, Fan Bingbing, Agnès Jaoui, Park Chan-Wook, Will Smith, Paolo Sorrentino et Gabriel Yared, était radieux ce mercredi. Que ce soit en conférence de presse ou sur le tapis rouge. L’effet Will Smith, sans doute, «très très content» de faire partie de «cette grande mythologie». Nous conseillons par ailleurs à ceux qui doutent des capacités de Will Smith à supporter, et à soutenir, le cinéma d’auteur de regarder à nouveau sa filmographie; ils constateront que, non, elle ne résume pas à Bad Boys 2. Des longs métrages comme Six degrés de séparation et Ali rappellent aux mauvaises langues à quel point Will Smith reste un super comédien, capable d’un registre extrêmement large et n’ayant point peur de la mise en danger.
On est en revanche déçu par nos amis Pierre Lescure et Thierry Frémaux: pour cette 70e édition, ils n’ont pas convié, comme on le leur avait demandé, Henry Chapier et Arielle Dombasle sur le tapis rouge pour faire les présentations des invités et rendre doublement chaos cette cérémonie d’ouverture. De même, tristesse inconsolable, Laurent Weil a remplacé Michèle Laroque pour « le siège Renault ».

Comme il est désormais de coutume, le soir de l’ouverture a lieu la fantastique Welcome Party, un moment de détente pour les tigres de papier, avant la rudesse de tout Cannes qui se respecte (attachés de presse surexcités, artistes ingérables…). Les journalistes sortaient de la projection du terrible Loveless de Andreï Zvyagintsev, ce cinéaste cultiste d’un autre Andreï (Tarkovski donc) dont nous avions beaucoup aimé Le Retour, Elena, Leviathan et un peu moins son Bannissement. Une histoire de couple qui se déchire et d’enfant qui se sauve. Vu les liens entre Zyvagintsev et Tarkovski, on se demande s’il y a quelque chose de L’enfance d’Ivan dans cette affaire. En fait, pas tellement. Le film a de toute évidence des béquilles (surtout lorsque l’on sent le poids de ses métaphores politiques). Mais sa noirceur, et on a envie de dire sa douleur, est inoubliable. Loveless nous choppe universellement, dès lors qu’il raconte la filiation, davantage encore que la médiocrité du père qui flippe de perdre son taf et le narcissisme 2.0 de la mère qui passe sa vie à faire des selfies. Un plan sur l’enfant en larmes écoutant derrière une porte ses parents se déchirer dans le salon. Un autre plan où il regarde un ailleurs par la fenêtre de sa chambre. Une phrase (on ne peut pas vivre sans amour). Un regard (celui d’un père qui, soudain, prend conscience de son rôle de père). Un silence (celui des parents qui au moment de se coucher comprennent que « quelque chose » s’est passé). Et le film, plein de moments forts de ce genre, qu’il serait sot de balayer d’un revers de la main, de nous pétrifier. De nous diviser, aussi.

Lors de la party, notre ami Philippe Rouyer considère que la projection de presse s’est passée «poliment» alors que, pour lui, c’est d’ores et déjà une Palme d’or potentielle. Dans le tableau des étoiles, la situation se confirme entre ceux que ça passionne et ceux que ça indiffère. On fera partie de ceux qui ont été scotchés. Entre deux conversations cinéphiles de haute volée (et un attaché de presse qui nous propose in the name of chaos une interview chaos avec un maître du chaos d’une bonne heure), on a pu assister à quelques situations ayant détendu l’atmosphère comme cet invité filmant un serveur en train de découper de la mozzarella fumée en se prenant pour Orson Welles. Chaos! Des lunettes spéciales étaient distribuées à l’entrée; ce qui a donné lieu à des photos du genre n’importe quoi

Absolument n’importe quoi #Cannes2017

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Comme le disait si bien Arielle Dombasle à Henry Chapier lors de l’ouverture du Festival de Cannes 1989: «nous nous devions d’être là, pour faire honneur à la profession. Pour rappeler que nous faisons partie de cette grande mythologie (…) C’est Cannes, hein. C’est Cannes

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