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Published on avril 7th, 2017 | by CHAOS REIGNS

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CANNES 2017 : LES FESTIVALS « TOO MUCH CHAOS » DE CHRISTOPHE LEMAIRE

#CANNES2017, CETTE ANNÉE, C’EST LA 70E ÉDITION DU PLUS GRAND FESTIVAL DE CINÉMA AU MONDE. QUOI DE PLUS CHAOS QUE DE DEMANDER AU JOURNALISTE CHRISTOPHE LEMAIRE, SES SOUVENIRS LES PLUS CHAOS DUDIT FESTIVAL?

CANNES 1985. «Un journaliste espagnol, correspondant du magazine culte Starfix, trouve un bébé vipère dans les broussailles des hauteurs de Cannes. Le soir même, il se retrouve dans une fête où ce bon vieux lézard de James Stewart reçoit un prix pour l’ensemble de sa carrière. A peine arrivé à la soirée, l’espagnol sort la bestiole de la poche de son smoking pour la monter à tout le monde (même ceux qui ne veulent pas!), tout en spécifiant qu’elle n’est absolument pas venimeuse. Au moment où il dégaine fièrement sa vipère naine pour la 678e fois, celle-ci, probablement lassée des allers retours “poche/air libre”, lui mord le pouce d’un coup sec. Affolé, le journaliste flippe, tombe dans les pommes et est ramassé… par un James Stewart affolé! 27 ans après, James Stewart est mort et le serpent est mort. Et l’espagnol va bien, merci!»

CANNES 1985. «Après une projection de minuit d’un futur film culte déviant (Re-Animator), une bande de dingos de cinéma d’horreur se réunit dans un appartement pour aller se pochtroner la tronche. Le locataire, un acheteur de films, est également propriétaire d’un splendide doberman. Ce dernier, assis calmement au milieu des convives, commence à faire une sévère fixette sur un certain Pierre Pattin, tenancier d’un fanzine nommé Zombie Zine. Le doberman, qui ne bronche pas, ne décroche plus son regard de Pierre tout en commençant à avoir une gaule d’enfer. Les neuf personnes présentes se marrent jusqu’à ce que Pierre, totalement bourré, se mette soudainement à quatre pattes sur le canapé en hurlant: Viens m’enculer le chien-chien, allez, viens m’enculer!. Ni une, ni deux… le doberman se jette sur Pierre et commence à le chevaucher. Le proprio, affolé, hurle NON!… chope son canin chéri par la peau du cou pour le tirer en arrière. Pile au moment ou la bête, déchainée, lâche un jet de sperme d’une longueur surréaliste qui retombe mollement en trois parties: un tiers sur le canapé, un tiers sur l’arrière du pantalon en cuir de Pierre et un tiers sur le pied droit d’un des convives. La soirée s’est arrêtée net.»

CANNES 1997. «Un déjeuner est organisé sur une plage suite à la projection de Bouge!, navrante comédie musicale destinée à promotionner la star maison de M6: une certaine Ophélie Winter. Le réalisateur (Jérôme Cornuau), l’actrice principale (Ambre Boukebza) et Ophélaiiiii défendent cette chose pelliculée comme ils peuvent auprès d’une quinzaine de journalistes. Chacun fait son boulot, du mieux qu’il peut, en mentant forcément sur les qualités du film, ici absentes («youuuuhou, où êtes vous les qualités du film, où êtes-vous?»). Arrive le tour d’Ophélie. Après un certain temps d’auto promotion limite gênant, elle s’arrête de parler avant de hurler d’un coup : «… C’EST NUUUUL … J’AI TOURNÉ DANS UNE GROSSE DAUBASSSE» Puis, elle se met à chanter, totalement déchainée, en sautillant sur sa chaise et en riant à donf: «c’est-de-la-mer-de!… c’est-de-la-merde!». Arrive l’attaché de presse (François Guerrar).. Ophélaiii se remet alors droit sur sa chaise et dit à toute la tablée: «… et comme je vous le disais, c’est un PUR CHEF-D’ŒUVRE» en nous faisant un clin d’œil…»

CANNES 1992. «Au lendemain de la projection officielle de Ballroom Dancing, premier long métrage de Baz Luhrmann accueilli par une salle surexcitée (et deux prix chopés en fin de festival). L’équipe du film est interviewée par une télé sur le ponton du Carlton. Soudain, on entend des cris perçants. Puis on voit un attroupement affolé. Puis des rires massifs… Un cadreur explique: pour les besoins du sujet, le journaliste venait de demander à l’acteur principal, un certain Paul Mercurio, d’exécuter la même danse acrobatique qu’il fait dans le film. Et voilà le jeune bellâtre parti pour plusieurs saltos arrières. Un premier salto, puis deuxième salto, puis un… PLOUF! Parce que le ponton n’est pas infini et que la Méditerranée attend toujours ses proies avec une certaine impatience!»

ET AUSSI…

CANNES 1983 (mon premier Cannes): «Dans une chambre du Carlton, je me souviens avoir volé en compagnie d’un camarade une pile de 40 dossiers de presse des Prédateurs de Tony Scott. On est sortis par l’escalier de secours en hurlant de rire tout en étant poursuivis par une femme de ménage.»

CANNES 1985. «Au Petit Majestic, explosion de rire avec Noël Godin qui vient d’écraser une crème fouettée sur le faciès de Jean-Luc Godard.»

CANNES 1992. «Sur la croisette, discussion impromptue avec Tarantino après la projection de son génial Reservoir Dogs. Je lui montre un flyer d’une nuit Mario Bava qui a lieu au Brady le même mois. Il s’extasie dessus.»

CANNES 1995. «A l’ Olympia, projo surprise de Die Hard With a vengeance devant 500 spectateurs en état cataleptique.»

CANNES 1995. «Fiesta sur une plage après la projo de La Haine. Sauf que, pour faire raccord avec l’esprit banlieue du film, c’est sandwich-merguez et basta. Avec une image qui me reste: une vieille rombière habillée comme une fée rose en fin de vie mordillant un bout de merguez non cuite du bout des lèvres et disant: «oh mais comme c’est charmant» à tout bout de champ…»

CANNES 1998. «Au Palm Beach, concert gigantestiquissimo/destroyo/méga fun des Blues Brothers 2000 devant 2000 personnes hystériques. Chacun aura droit à une paire de Ray-Ban gratuite à l’entrée. Ma paire sera subtilisée par un kleptomane deux heures plus tard quand je rentrerai bourré sur la Croisette.»

CANNES 2008. «Au Star, projo électrisante de Martyrs de Pascal Laugier qui emballe une partie de la salle et scandalise l’autre.»

CANNES 2012 (mon dernier Cannes): «1H 22 de queue pour aller voir des films que – à 78 % – personne n’ira voir quand ils sortiront en salles. Invasion de réfugiés roumains quémandant quelques centimes d’euros à des branchouilles/têtes à claques sortant bourrés du Baron à 8h00 du matin. Fêtes cafardeuses envahies par des VRP de « je ne sais pas quoi » n’ayant aucun rapport avec le cinéma. Coin presse étouffant de monde où tu es obligé de t’assoir sur d’autres journaleux pour taper des textes que personne ne lit (eux-mêmes noyés dans la masse d’autres textes que personne ne lit non plus, y compris celui-là). Ambiance flashy/technoide constante transformant la ville en un clone hirsute de Las Vegas. Vieilles bourges botoxées à la ramasse se retrouvant à mater des films de la compète au détriment de jeunes cinéphages sans badge rêvant d’avoir leurs places… etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc. Ce sera mon dernier Cannes. Je n’y suis plus retourné depuis…

Rappelons que, pour plus de commodités, Cannes 2017 sera disponible dans les jours, semaines et mois qui suivent en salles, dvd,  V.O.D, câble, vhs, super 8 et flip book. Ou sur un des 10 000 nouveaux clones de Zone Téléchargement.»

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