HELLO

Published on juin 17th, 2017 | by CHAOS REIGNS

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ALLÔ, C’EST FRANÇOIS OZON

[HELLO] François Ozon, réalisateur de L’amant double, a laissé un message à la rédaction ce samedi 17 juin à 13h09.

«C’est une tradition du théâtre français de glisser des sous-entendus. Même du temps de Molière. Il y a toujours eu des histoires d’incestes, de tabous. Celui a magistralement repris ça au cinéma, c’est Jacques Demy, grand cinéaste de l’inceste, dans tous ses films (…)

Jacques Demy a été une de mes principales inspirations sur Potiche, plus encore que Fassbinder. Je pense à cette scène très mélancolique entre Françoise Fabian et Yves Montand, réunis dans un cabaret, dans Trois places pour le 26 (1988). Elle m’a beaucoup inspiré pour la scène dans la discothèque entre Deneuve et Depardieu. (…)

John Waters, j’ai beaucoup aimé, adolescent. C’était jouissif de découvrir ses films au MK2 Beaubourg à minuit. Le pied, c’était de découvrir le film en salles. Je me souviens avoir attendu longtemps pour voir Polyester en Odorama. C’était une autre époque. Aujourd’hui, tous les films sont disponibles en VOD. Les films de John Waters n’existaient pas en VHS. Je n’aime pas tout son cinéma, mais je trouvais qu’il y avait une liberté et un plaisir communicatifs. C’était hallucinant de proposer ça à l’époque : Divine, les freaks, cet autre versant de l’Amérique. D’ailleurs, ses meilleurs films sont ceux des années 70, comme Pink Flamingos, Female Trouble, Desperate Living. Dans Cry Baby, il y a de beaux restes. Serial Mother était amusant mais trop dans le système. Pecker était assez touchant mais Cecil B. Demented, l’un de ses derniers, reste son plus mauvais. Même s’il cite Fassbinder…»

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