Mon CHAOS à MOI

Published on mars 1st, 2018 | by CHAOS REIGNS

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Les 5 films chaos de… Sven Hansen-Løve

MONDOCHAOS! Sven Hansen-Løve, DJ et écrivain (Un emploi sur mesure, aux éditions du Seuil), nous donne ses 5 films CHAOS à voir absolument.

(c) Photo by Andrew Kovalev, style by Tatiana Blinova.

Requiem pour un massacre de Elem Klimov (1985)
«Dans le genre «coming-of-age story», on ne peut pas trouver PIRE. Évidemment, vivre son adolescence en pleine invasion de l’Ukraine par les nazis, il y a mieux… Extrêmement violent, et à la fois d’une poésie inouïe. Les images spectaculaires s’enchaînent à un rythme effréné. Indiscutablement, les Russes sont les plus grands.»

La proie de l’autostop de Pasquale Festa Companile (1977)
«Réalisé par un vieux routard du cinéma bis (et moins bis, selon ses humeurs), cette histoire d’autostop qui tourne mal (pitch assez classique) est étonnamment captivante de bout en bout. La présence de l’effrayant David Hess, déjà coupable de viols atroces dans La dernière maison sur la gauche y est sans doute pour quelque chose. Complètement pas dans l’air du temps.»

Le Locataire de Roman Polanski (1976)
«Influence majeure pour mon roman, il aurait été injuste de ne pas le citer. Paris et ses immeubles lugubres, l’anxiété-même incarnée par Polanski (qui ne devait pas traverser la meilleure période de sa vie), et la troupe du Splendid qui se retrouve là, on ne sait comment… Le film raconte vraiment quelque chose sur la brutalité inhérente aux grandes villes. À faire visionner de toute urgence aux jeunes étudiants qui rêvent de monter à Paris.»

Mise à sac de Alain Cavalier (1967)
«Petite merveille de polar/ film noir qui frise l’absurde. Une bande de malfrats décide de dévaliser une ville entière, encastrée entre des montagnes, et, comme on pouvait s’y attendre, ça tourne au chaos… Toutes les gueules de voyous de l’époque, un rythme ad-hoc, et au final un film hyper rare dont on attend désespérément l’édition DVC. Cavalier, meilleur réalisateur français ? En pole position, pour moi.»

Et enfin, tout à fait de circonstance et découvert récemment :

L’ascension de Larisa Shepitko (1977)
«Il est ressorti bien placé dans un sondage à propos des films où la sensation de « froid » était la plus prégnante… Dès les premières images, on comprend aisément pourquoi. Encore ces satanés Russes! Réalisé par une femme (ce qui est plutôt singulier pour la Russie, mais elle a fait en réalité une assez belle carrière), un autre film de guerre, tourné intégralement sous la neige, terrifiant, sinistre, beau, lyrique, désespérant. Incontournable. Un poil de masochisme est toutefois recommandé avant de le regarder.»

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