Mon CHAOS à MOI

Published on août 9th, 2017 | by CHAOS REIGNS

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LE 5 FILMS CHAOS DE… OLIVIER TEXIER

MONDOCHAOS! C’est au tour du dessinateur OLIVIER TEXIER de nous révéler ses cinq films chaos préférés

SINGAPORE SLING (Nikos Nikolaidis, 1990)
«Sans doute l’un de mes plus grand chocs au cinéma. Surtout ne pas se fier à l’apparente simplicité du pitch (une mère et sa fille séquestrent un fugitif): c’est un long métrage parmi les plus déviants que j’ai pu voir. La folie et la perversité s’entremêlent dans un malaise palpable, à couper au couteau. A mon sens, jamais l’essence des mangas de Suehiro Maruo, le plus barré des auteurs BD japonais, n’a été aussi fidèlement visible à l’écran. L’image superbe, en noir et blanc, ajoute encore au malaise…»

IL EST DIFFICILE D’ÊTRE DIEU (Alexeï Guerman, 2013)
«De la science-fiction comme je l’aime: sanglante, suintante et moyenâgeuse! Adaptation du roman des frères Strougatski (auteurs russes célèbres pour Stalker) paru dans les années 60, le film de Guerman est une vision hallucinée d’un monde sale et violent, une longue descente aux enfers de plus de trois heures, dont chaque plan est composé comme un tableau. Encore un film en noir et blanc, dans lequel le sang et la boue se mélangent pour ressembler à une encre de chine poisseuse, qui salit tout.»

DESPERATE LIVING (John Waters, 1977)
«Sorti cinq ans après le grand Pink Flamingos, Desperate Living prouve que John Waters avait encore beaucoup de saleté à revendre! Female Trouble (1974) m’avait déjà bien scotché, mais je trouve celui-ci un cran au-dessus. Ce que John Waters considère comme étant la «première comédie lesbienne» est une œuvre profondément Monty Pythonesque, un conte de fée contre-utopique d’une grande drôlerie. L’humour absurde et kafkaïen, l’anticonformisme, tout, jusqu’au grain de l’image, fait penser au Flying Circus des barjots de la BBC, le sexe en plus!»


INTOLÉRANCE (Phil Mulloy, 2007)

«On est très très loin du chef-d’œuvre du même nom de D. W. Griffith sorti en 1916. Le dessin animé homonyme, semble n’avoir été fait que par un seul homme, tant le dessin est grossier et rudimentaire. Pourtant, cette fable science-fictionnesque en trois volets est une construction parfaite, d’une exquise crétinerie et d’une profonde cruauté. L’Homme y est dépeint dans sa toute sa veulerie et on a mal pour l’Univers d’avoir enfanté en son sein un aussi colossal connard. A montrer en douce aux mômes, entre deux Dreamworks, histoire de leur apprendre la vraie vie.»

LA FAMILLE ADDAMS (Barry Sonnenfeld, 1991)
«Grand fan des dessins gothiques et absurdes de Charles Addams, je ne connaissais pas encore la série TV des années 60, dont ce film est plus ou moins inspiré, lorsque j’ai été le voir un peu par hasard. Œuvre commerciale et bancale, ce film m’a pourtant rendu dingue pendant quelques semaines: je m’étais complètement identifié à ces personnages morbides et en marge! Je m’en suis remis depuis et j’ai arrêté de m’éclairer à la bougie, mais je sais désormais que même un produit formaté et aseptisé peut venir titiller vos démons intérieurs, quand il tombe au bon moment…»

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