Mon CHAOS à MOI

Published on novembre 2nd, 2017 | by CHAOS REIGNS

0

LES 5 FILMS CHAOS DE… CLÉMENT COGITORE

MONDOCHAOS! CLEMENT COGITORE, réalisateur de BRAGUINO (en salles depuis le 1er novembre), nous donne ses 5 films CHAOS!

«Je suis né dans une famille nombreuse, bien nourrie par le cinéma. On avait un grand-père très cinéphile qui nous a éduqué avec du Charlie Chaplin. Qui nous a montré autant du Robert Bresson que Mais où est donc passée la septième compagnie?, en passant par Renoir et La soupe aux choux. Sans faire de distinction, avec un vrai amour total du cinéma. Le désir de faire des films est arrivé plus tard. Au départ, je voulais être peintre. En école des Arts, on peut tout faire et donc tout essayer. Du coup, ce que j’essayais de faire en peinture avait plus de lien avec la mise en scène qu’avec la toile.»



Inherent Vice de Paul Thomas Anderson (2014)

«Je ne comprends toujours pas pourquoi c’est aussi bien, en fait. J’adore Inherent Vice mais je suis incapable d’expliquer pourquoi. C’est comme Mulholland Drive, je ne comprends pas pourquoi c’est bien. C’est d’une puissance totale dans la narration et ça ne correspond à aucune règle connue. Inherent Vice et Mulholland Drive sont de vrais prototypes, de vraies ouvertures de cinéma tout en restant projetés dans les conditions d’une salle, avec des acteurs etc. Ces dernières décennies, il y a eu deux détonations dans le ciel. Pour les années 2000, c’est Mulholland Drive. Pour les années 2010, c’est Inherent Vice

Twin Peaks: saison 3 de David Lynch (2017)
«Difficile de ne pas citer la troisième saison de Twin Peaks. Je vois plus les coutures que dans Mulholland Drive, où je ne les vois toujours pas. Mais il y a aussi une logique implacable qui s’invente totalement à mesure du visionnage.»

Berlin Horse de Malcolm Le Grice (1970)
«5 minutes d’un cheval au galop qui tourne en boucle sur une musique de Brian Eno. C’est hypnotique. Une expérience de cinéma très primitive.»



Ce qu’il restera de nous de Vincent Macaigne (2012)

«Je n’ai pas vu son long métrage Pour le réconfort, mais j’ai vu et adoré son moyen Ce qu’il restera de nous. Il y a une voie qui s’ouvre brutalement, amoureusement, totalement. C’est à prendre ou à laisser, mais ça apprend, ça forme aussi.»

Little Dieter Needs to Fly de Werner Herzog (1997)
«Ce que j’aime dans les documentaires de Werner Herzog, c’est qu’ils ont un langage télévisuel a priori pauvre mais petit à petit, par la force du sujet, par les brèches qu’il va ouvrir avec ce langage-là et avec les êtres humains qu’il filme, tout d’un coup, la terre s’ouvre sous nos pieds et ça donne le vertige. Il avance masqué, sans une forme stylisée ou démonstrative. Ce qui est le risque lorsque l’on cherche à mettre en forme. Son travail sur la peine de mort est totalement dingue. Ce qui me fascine chez lui, c’est ça: le vertige, le non-spectaculaire sur des sujets assez dingues.»

Spread the chaos

Tags: ,


About the Author



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to Top ↑

error: Chaos Reigns !